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Les affaires poussent au CEGA

Vendredi 12 novembre 2010

Cliquez sur l’écran pour accéder au site

Dégé création vient de créer et de lancer le Bulletin de veille du CEGA, le Centre d’expertise en gestion agricole. Ce site Web d’infomation dynamique s’adresse au monde économique agricole et aux professionnels de la gestion.

Comme son nom l’indique, le Bulletin effectue la veille sur quatre grands thèmes, soit «Économie et marchés», «Gestion»,  «Lois et règlements» et «Tendances et société». Le Bulletin présente aussi chaque mois sa «Capsule d’expert» qui aborde plus en profondeur un sujet en particulier.

Le site est doté d’un CMS client ainsi que des fonctions de recherche et de rétroaction, ce qui permettra d’enrichir et de consulter facilement sa base de données.

Pour soutenir son lancement, diverses pièces promotionnelles telles des bannières déroulantes, une annonce imprimée, un feuillet publicitaire ainsi qu’un envoi teaser ont été développées.

Cette nouvelle phase fait suite à celle de la création de l’identification visuelle du CEGA en avril dernier.

Le CEGA, partenaire privilégié du Ministère de l’agriculture, des pêches et de l’alimentation du Québec, est un organisme regroupant l’ensemble des intervenants en gestion agricole et en gestion des ressources humaines. Il vise à améliorer les compétences des conseillers, exercer une vigie sur l’évolution de l’économie et faciliter l’accès aux données des secteurs agricoles et agroalimentaires.

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Crédits:
Direction de création, rédaction et design graphique: Daniel Gagnon
Intégration et programmation: Jérôme Karmann
Clients: Patrice Carle, Lyne Girard, Nadia Déry, Robert Verge
Photo: Gettyimages
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Rapport annuel: coupez dans le papier plutôt que dans les idées

Mardi 6 avril 2010

Pour la plupart des organisations publiques, le rapport annuel est un incontournable qui revient, comme son nom l’indique, chaque année. C’est l’outil par excellence pour parler des réalisations de l’entreprise et pour rendre des comptes à ses investisseurs et/ou à sa clientèle.

Avec ce médium de communication, comme avec n’importe quel autre, perception égale réalité. On se doit de projeter une image positive qui reflète les résultats atteints et qui témoigne de la qualité des produits et  services offerts. Mais une entreprise sera aussi jugée sur le choix sensé et sur la gestion des ressources (financières, matérielles et environnementales) qu’elle accorde à la production de son rapport annuel.

C’est d’autant plus vrai dans le secteur de l’administration publique (voir cette récente controverse rapportée par La Presse et plusieurs autres médias). Le but ici n’est pas de juger de ces cas d’espèce, mais plutôt de proposer des façons créatives d’aborder le problème.

10 questions sur la conception d’un rapport annuel

  • Notre rapport présentera-t-il une idée porteuse qui donnera le ton au document?
  • La couverture comportera t-elle un slogan qui caractérisera l’organisme et qui témoignera de son implication ou de son orientation?
  • Le style sera t-il «administratif» ou fera t-on un réel effort pour communiquer dans un langage simple et accessible?
  • Aurons-nous synthétisé l’information au maximum pour aller à l’essentiel?
  • Avons-nous l’habitude de publier un rapport annuel seulement par obligation légal?
  • Le document devra t-il être imprimé entièrement en couleur?
  • Est-il pertinent de présenter dans les pages intérieures beaucoup d’images pleine page?
  • Nous plaçons déjà une version PDF de notre rapport sur notre site web, mais est-elle bien conçue et optimisée pour une lecture à l’écran?
  • Est-il envisageable de produire les pages intérieures à l’interne et de confier la réalisation du concept et de la couverture à une firme externe?
  • De combien de copies imprimées avons-nous réellement besoin?

On critique plus facilement l’étalement de la richesse que celui des idées

En effet, si vous ne misez que sur une «belle enveloppe», un papier épais, un fini raffiné et une avalanche de photos couleurs qui n’ont pas de réelle valeur ajoutée, vous risquez de donner l’impression que vous vivez au dessus de vos moyens et que vous gaspillez les ressources. Par contre, si vous utilisez des idées porteuses de sens et des images pertinentes, vous arriverez à capter et à conserver l’attention de vos lecteurs tout en prêtant moins flanc à la critique.

Certaines entreprises, par souci d’économie, iront à l’autre extrême en arborant une sobriété très minimaliste, très administrative et très… ennuyante! Pourtant, bien qu’il soit pour certains un passage obligé, voir une corvée, le rapport annuel est une excellente occasion de promouvoir et consolider votre image de marque. Après tout, qu’ils soient actionnaires, gens de la classe politique ou clients, vos lecteurs seront aussi séduits par une vision inspirante et un contenu rythmé que par de l’information pertinente et des données chiffrées.

Par ailleurs, il existe tout un éventail de possibilités pour publier un rapport annuel créatif, efficace, ergonomique et lui faire bénéficier d’une large diffusion sans pour autant imprimer des milliers de copies inutiles.

La diffusion en ligne du rapport annuel, un must

Peut importe la forme «papier» du document, la publication d’une version en ligne du rapport annuel est un incontournable. Bien que la plupart des organismes le fassent déjà, voici en vrac quelques pistes de solutions pour bonifier la production de votre rapport annuel et améliorer l’efficience de sa diffusion.

  • Créer une  table des matières interactive intégrée au document
  • Insérer des hyperliens dans les textes pour faciliter la navigation vers des pages externes et des compléments d’information
  • Considérer la production de la version imprimée en format horizontal (qui une fois convertie en PDF plein écran sera mieux adaptée à l’écran)
  • Penser à diviser le rapport en plusieurs sections de manière à faciliter sa consultation et à accélérer son téléchargement
  • Considérer l’impression en numérique: vous pourrez ainsi produire un minimum de copies initiales et en faire réimprimer au besoin par la suite.

L’option micro-site Web

Plus flexible et ouvrant la porte à de nouvelles possibilités, une version html du rapport annuel est une option intéressante pour une entreprise avec une très large base d’actionnaires ou de clients.

  • La navigation et le repérage d’informations est plus simple dans une version HTML notamment grâce aux fonctions offertes dans le fureteur
  • Les pages HTML étant plus facilement et plus rapidement indexées par les moteurs de recherche, le rapport bénéficie donc d’une plus grande visibilité
  • Un micro-site permet d’enrichir encore plus le contenu d’un rapport annuel (par exemple, l’utilisation de vidéo pour la présentation du message aux actionnaires et autres sections)
  • Il est possible d’ajouter un moteur de recherche par mots-clé
  • Une version html peut être facilement adaptée pour visionnement sur les appareils de type Blackberry, iPhone ou autres tablettes numériques
  • Pourquoi pas un rapport annuel sous forme de blogue?

En conclusion, s’il n’y a pas de solutions unique et universelle pour la production d’un rapport annuel qui se démarque, il vaut toutefois la peine de s’interroger sur ses besoins et de considérer les options. D’autant plus que dans les années à venir, les habitudes de lecture continueront d’évoluer, rendant peut-être les lourds documents imprimés moins pertinents et nécessaires.

MAJ

À propos des nouvelles technologies et des habitudes de lecture en mutation, le billet de Luc Dupont.

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La campagne de sensibilisation aux agressions sexuelles: quand l’authenticité crève l’écran

Mercredi 31 mars 2010

Impossible de ne pas la remarquer ou de rester indifférent. La pub télé commence sur un plan fixe, grand angle. Une femme ajuste ce qui semble être une webcam, puis elle nous regarde. Une femme qu’on devine être dans le day to day, tout comme nous emportée par le tourbillon du travail, de la famille et du couple. Une professionnelle qui réussi, bref qui fait sa vie. Qui n’a ni l’air pauvre, ni misérable, ni d’une victime. Une femme tout à fait normale. Un bel appartement en arrière plan. Elle arrive probablement de travailler ou bien elle s’apprête à s’y rendre.

Mais il y a son regard: il semble blessé, chargé de tristesse, de rage, de peur, de regrets. Tout ça, on le saisi en deux secondes. Elle va parler. Que va t-elle nous dire? On attend, suspendu à son souffle…

La campagne pour dénoncer et prévenir les agressions sexuelles menée conjointement par le ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et le ministère québécois de la Justice frappe droit dans le mille et droit au coeur.

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on aborde le sujet, que ce soit via l’un ou l’autre des organismes associés à cette problématique. Il n’y a pas si longtemps, le procès de Guy Cloutier et les nombreux témoignages de sa victime Nathalie Simard avait lancer la discussion et surtout ouvert la porte à de salvatrices dénonciations par des victimes partout au Québec.

Cette campagne ramène le sujet très habilement, mais son succès repose surtout sur une valeur qui, bien que très à la mode, fait souvent cruellement défaut en publicité, sociétale ou autre, et qui n’a jamais été aussi pertinente qu’ici: l’AUTHENTICITÉ.

Bien sûr, c’est une pub. C’est une mise en scène, ce n’est pas un vrai témoignage. C’est même à la limite un peu théâtrale comme procédé. Mais il y une chose qui est indiscutablement véridique: l’émotion. Touchante et désarmante. Tout est dans la manière.

Le casting parfait, le jeu de la comédienne, la justesse du texte et la précision du ton, les silences éloquents, le rythme. Tout dans cette pub contribue à créer une rencontre entre l’anecdotique et la gravité, entre moment présent et le souvenir douleureux qui bascule dans la confidence. En prime les premières diffusions du message étaient scindées en deux, entrecoupés par d’autres messages, ce qui renforçait le malaise et l’intrigue puisqu’on ne savait pas qui signait la pub.

Les exécutions sur le Web, sous forme de bandeaux vidéos sont tout aussi efficaces (et fait original, ils ne sont pas cliquable avant la fin du vidéo, pour nous inciter à écouter le témoignage jusqu’au bout).

Une campagne publicitaire ne peut pas tout changer à elle seule et enrayer les agressions sexuelles. Mais pour interpeller les victimes (et leur proches), les inciter à demander de l’aide et éventuellement à dénoncer leur agresseur et enfin à reprendre le contrôle de leur vie, c’est fort, très fort.

Chapeau.

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