La campagne de sensibilisation aux agressions sexuelles: quand l’authenticité crève l’écran

31 mars 2010

Impossible de ne pas la remarquer ou de rester indifférent. La pub télé commence sur un plan fixe, grand angle. Une femme ajuste ce qui semble être une webcam, puis elle nous regarde. Une femme qu’on devine être dans le day to day, tout comme nous emportée par le tourbillon du travail, de la famille et du couple. Une professionnelle qui réussi, bref qui fait sa vie. Qui n’a ni l’air pauvre, ni misérable, ni d’une victime. Une femme tout à fait normale. Un bel appartement en arrière plan. Elle arrive probablement de travailler ou bien elle s’apprête à s’y rendre.

Mais il y a son regard: il semble blessé, chargé de tristesse, de rage, de peur, de regrets. Tout ça, on le saisi en deux secondes. Elle va parler. Que va t-elle nous dire? On attend, suspendu à son souffle…

La campagne pour dénoncer et prévenir les agressions sexuelles menée conjointement par le ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et le ministère québécois de la Justice frappe droit dans le mille et droit au coeur.

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on aborde le sujet, que ce soit via l’un ou l’autre des organismes associés à cette problématique. Il n’y a pas si longtemps, le procès de Guy Cloutier et les nombreux témoignages de sa victime Nathalie Simard avait lancer la discussion et surtout ouvert la porte à de salvatrices dénonciations par des victimes partout au Québec.

Cette campagne ramène le sujet très habilement, mais son succès repose surtout sur une valeur qui, bien que très à la mode, fait souvent cruellement défaut en publicité, sociétale ou autre, et qui n’a jamais été aussi pertinente qu’ici: l’AUTHENTICITÉ.

Bien sûr, c’est une pub. C’est une mise en scène, ce n’est pas un vrai témoignage. C’est même à la limite un peu théâtrale comme procédé. Mais il y une chose qui est indiscutablement véridique: l’émotion. Touchante et désarmante. Tout est dans la manière.

Le casting parfait, le jeu de la comédienne, la justesse du texte et la précision du ton, les silences éloquents, le rythme. Tout dans cette pub contribue à créer une rencontre entre l’anecdotique et la gravité, entre moment présent et le souvenir douleureux qui bascule dans la confidence. En prime les premières diffusions du message étaient scindées en deux, entrecoupés par d’autres messages, ce qui renforçait le malaise et l’intrigue puisqu’on ne savait pas qui signait la pub.

Les exécutions sur le Web, sous forme de bandeaux vidéos sont tout aussi efficaces (et fait original, ils ne sont pas cliquable avant la fin du vidéo, pour nous inciter à écouter le témoignage jusqu’au bout).

Une campagne publicitaire ne peut pas tout changer à elle seule et enrayer les agressions sexuelles. Mais pour interpeller les victimes (et leur proches), les inciter à demander de l’aide et éventuellement à dénoncer leur agresseur et enfin à reprendre le contrôle de leur vie, c’est fort, très fort.

Chapeau.

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(Ré)apprendre à écrire pour le Web

23 mars 2010


En communication, le Web à changé les règles à bien des niveaux. La rédaction elle-même n’y échappe pas: dorénavant, un bon rédacteur doit être capable de s’adapter à ce média qui est en voie de dominer tous les autres. Bien sûr, savoir synthétiser, vulgariser, raconter et captiver est toujours de mise. Mais en plus de son auditoire «naturel», le rédacteur doit aussi intéresser un nouveau type de lecteur: les moteurs de recherche.

Voici une présentation de Luc Leguay très instructive et inspirante pour apprendre ou réapprendre à écrire pour le web.

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Le briefing: aidez votre agence à être plus créative

18 mars 2010

En communication, le «briefing» est un incontournable avant d’initier le travail de création.

Le terme briefing trouve son origine dans le monde militaire. Selon le Petit Larousse, il constitue «une réunion d’information avant une mission aérienne pour donner aux équipages les dernières instructions». En publicité, il existe deux sortes de briefing: le briefing d’agence et le briefing créatif.

Le briefing d’agence comprend toutes les informations nécessaires pour que celle-ci puisse préparer une stratégie globale de communication. Il est donc généraliste et exhaustif. Dans certaines organisations bien structurées, cette étape est souvent assumée du côté client. Le plan de communication étant déjà développé et la stratégie bien articulée, il est possible de passer à l’étape suivante.

Le briefing créatif

Une fois la stratégie définie, il faut créer les concepts. Le briefing créatif se distingue de son prédécesseur, plus général. Il doit en effet aller à l’essentiel pour permettre de bien cerner le message que l’on veut transmettre et les objectifs qui lui sont rattachés. Voici un petit aide-mémoire pour rendre votre agence plus créative.

1. Faites un briefing écrit

Les mots sont le matériel de la pensée. En prenant la peine de préciser votre «commande» par écrit,  vous pourrez sans doute préciser votre message et vos objectifs.

2. Voyez le briefing créatif comme une fin et un début

Pour le client (vous), c’est la fin d’un processus logique de réflexion au terme duquel vous aurez une idée juste du message que vous voulez communiquer à votre clientèle-cible. Pour le créatif, ce sera le début d’une exploration intuitive et d’une recherche tous azimuts pour trouver la meilleure façon de communiquer votre offre.

3. Concentrez-vous sur un objectif clair

Rappelez-vous le bon vieux USP (Unique Selling Proposal). Parmi tous les messages que vous aimeriez passer, lequel est le plus important et le plus pertinent pour votre cible? Au final, ce sera cette offre principale qui sera en vedette et probablement la seule qui sera véritablement retenue par votre auditoire. Ce qui ne vous empêche pas, si vous y tenez,  de mentionner une ou deux autres offres secondaires, tout en sachant qu’elles resteront accessoires dans la communication.

4. Préparez un briefing inspirant

Dans le milieu de la pub, il y a un vieil adage qui dit que lorsque un briefing est bien fait, la solution (donc le concept) est dedans. Évidemment, les choses ne sont pas aussi simples que ça! Il n’en demeure pas moins que si vous faites un effort réel pour «imager» votre briefing, le résultat n’en sera que plus éloquent. Donnez des exemples, faites des analogies avec d’autres problématiques ou d’autres campagnes.

5. Restez concis

Les briefing les plus courts (mais complets) sont souvent les meilleurs. Évitez de donner trop de détails inutiles qui n’ont pas de rapport avec la communication. En effet, l’idéateur n’a pas nécessairement besoin de tout savoir pour être efficace et il sera toujours temps par la suite d’ajouter des nuances et des précisions aux étapes de production et de rédaction finales.

6. Résistez à l’idée de vous substituer au concepteur

Vous avez plus à gagner en lui offrant des balises claires qu’en tentant de trouver l’idée à sa place (ou de lui suggérer fortement celle de votre patron). Si vous décrivez dans les moindres détails ce que vous souhaitez, il n’y aura plus de place pour la créativité.

Et voilà. Alors maintenant: à vos stratégies, prêts… briefez!

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2 ans et (presque) toutes ses dents

12 mars 2010

Se lancer en affaires est toute une aventure. Devenir parent l’est tout autant. Le rapport entre les deux? Il n’y en a pas à priori. Mais parfois oui. C’est en effet  à peu près en même temps que par un joyeux caprice du destin, je suis devenu entrepreneur (en fondant Dégé création) et papa (en faisant vous savez quoi).

Dans les deux cas, les journées, les soirées, et parfois les nuits sont assez imprévisibles. Et tout le monde vous le dira, c’est souvent le plus petit client qui est le plus exigeant… Les premiers mois demandent beaucoup de travail, d’adaptation, de disponibilité et d’énergie. Les lendemains incertains amènent aussi leur lot d’inquiétudes et d’angoisses. Mais aussi de fierté et de satisfactions. Partir de rien, une idée ou une petite vie, et la regarder grandir, s’ouvrir au monde et se développer chaque jour. Se reconnaître en elle.

À 25 ans, je n’aurais jamais pensé avoir un jour la fibre entrepreneuriale, pas davantage que la fibre paternelle. À 40 ans, j’ai pourtant réalisé les deux… en même temps!

Dégé et bébé auront bientôt 2 ans, les pieds bien sur terre et la tête dans les nuages. Avec un  très bel avenir devant eux…

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La santé au bout des doigts

2 mars 2010

Un clip viral, d’une série de quatre, lancé par le parti socialiste français. Comme toujours en politique, on ne se gêne pas pour critiquer le pouvoir en place! Mais au moins, contrairement à ce qu’on voit en Amérique du Nord (surtout aux États-Unis), cette pub partisane n’est pas agressive et ne vise pas les individus. L’humour, c’est tellement plus sympathique…

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Faites un stop à l’UQAM

17 février 2010

L’incubateur, l’agence-étudiante du baccalauréat en communication marketing de l’UQAM vient de réaliser une vidéo en stop motion pour promouvoir le baccalauréat auprès des étudiants du collégial et des professionnels de l’industrie. Un microsite Tamarque.com a également été créé dans le cadre de cette campagne virale. Très belle réalisation, rythmée et poétique. Chapeau!

Le stop motion (ou animation image par image) est très tendance en ce moment en pub après les lipdubs. C’est aussi une technique intéressante à exploiter lorsqu’on a un petit budget de production. L’effet plus ou moins saccadé devenant un parti pris esthétique, les possibilités sont presque infinies et la technique permet de travailler avec images de source très diverses, tout autant avec de «vraies» personnes qu’avec des objets, des photos, etc.

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L’avenir des agences, en rappel

12 février 2010

Avec son manifeste, Harry & Co., une agence de Montréal, relance le débat sur les limites de la publicité traditionnelle et le nouveau paradygme de la relation entreprise-consommateur.

Cette réflexion est loin d’être nouvelle: elle est déjà engagée depuis plusieurs années du côté des agences dites «numériques» et dans la communauté marketing web dont la plus célèbre représentante au Québec est sans contredit Michelle Blanc. Cette même communauté qui ne manque d’ailleurs pas une occasion de mettre régulièrement en exergue la désuétude de l’approche des agences traditionnelles, comme en témoignait l’an dernier avec une éloquence certaine la conférence de Martin Ouellet de Provokat.

Je ne vois donc rien de vraiment neuf de ce côté. Mais les agences traditionnelles sentent de plus en plus la soupe chaude, les revenus médias fondent à la même vitesse que la calotte glacière et elles voient de plus en plus l’urgence de se repositionner comme des leaders des nouvelles réalités de la communication et des nouveaux médias. Celles qui se sentent menacés voudront donc s’associer à la démarche comme si elle était vraiment inédite et révolutionnaire et se gargariser de nouveaux buzzwords. Pendant ce temps là, les autres qui y adhéraient déjà depuis un bon bout de temps vont continuer  ce qu’elles faisaient déjà: se remettre en question chaque jour et continuer d’innover et d’avancer.

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Une analyse payante?

8 février 2010

Les esprits s’échauffent autour du mandat accordé à Clotaire Rapaille de revoir le positionnement, et éventuellement orienter le branding, de la ville de Québec.

Déjà en novembre dernier, Claude Cossette et plusieurs autres s’insurgeaient contre ce choix, fait au détriment des entreprises d’ici. D’autres se sont montrés plus nuancés dans leur propos, comme François Bourque du journal Le Soleil, ou Marie-Claude Ducas d’Infopresse.

Pour ou contre le choix de Rapaille, une chose est sûr: le maire de Québec confirme encore une fois qu’il possède, consciemmment ou non, un redoutable sens du marketing. En effet, la contreverse est souvent payante: seulement en exposure et en valeur média au Québec, une bonne partie des 300 000 dollars alloués au mandat est déjà récupérée.

Dans un autre ordre d’idée, le site Web de la firme de Monsieur Rapaille, Archetype Discoveries Worldwide aurait vivement besoin d’un petit upgrade pour être à la hauteur de ses promesses. Surtout avec un nom d’entreprise aussi grandiloquant…

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Le CEGA à l’ère 2.0

2 février 2010

Dégé vient d’obtenir le mandat de créer l’image d’un tout nouvel organisme, le Centre d’expertise en gestion agricole (CEGA). Cet organisme vise à améliorer la compétitivité et le rendement des entreprises agricoles sur le plan financier. Elle a un rôle de formation, de veille stratégique et de diffuseur d’information économique dans le secteur agricole et agroalimentaire.

Ce mandat de branding comprend la création du logo, du site web, papeterie, bulletin d’information électronique, signalétique, bref l’ensemble de l’image de la marque. Partir de 0 à l’ère 2.0, c’est vraiment un défi passionnant. Un projet très stimulant et un client très sympatique. On est bien content! À suivre…

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Capital financière agricole investit dans son image

12 décembre 2009

Dégé a créé la nouvelle plateforme communicationnelle de Capital Financière agricole. Une première exécution publicitaire est parue dans le magazine l’Actualité alimentaire et la nouvelle image se décline aussi sur l’ensemble des applications corporatives (annonces, dépliants, info-lettre, bannière, etc). Le site web s’harmonisera aussi prochainement à cette nouvelle plateforme.

Capital Financière agricole inc. est un organisme gouvernemental dont la mission est de soutenir, sous forme de capital de risque, des projets rentables et structurants pour le développement du secteur agricole et agroalimentaire québecois, principalement en transformation et en distribution.

Clients: Caroline Pépin, Dominique Vignola, Louis Turcotte
Photos: iStock

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